Les Soeurs du Bon-Pasteur
Marie-Josephte Fitzbach, fondatrice
![]() |
<Certificat de baptême de Marie Fitzbach |
Marie-Josephte Fitzbach est née à Saint-Vallier, le 16 octobre 1806. Elle est la fille de Charles Fitzbach (1736-1808), ancien soldat originaire du Luxembourg, et de Marie-Geneviève Nadeau (1774-1852), native de Berthier dans la région de Bellechasse.
![]() |
Orpheline de père à deux ans, Marie Fitzbach vit dans un foyer modeste. Elle quitte sa campagne de la Côte-du-Sud à 13 ans pour trouver du travail à Québec. À 16 ans, elle entre au service d’un marchand de la rue de la Fabrique dans la Haute-Ville, François-Xavier Roy. Elle l’épouse le 17 avril 1828 à Cap-Santé, après la mort prématurée de l’épouse de ce dernier. Après cinq ans de mariage et la naissance de trois filles, elle devient veuve. Pour subvenir aux besoins de celles-ci et leur offrir un accès à l’éducation, elle devient « servante », au presbytère de Saint-Gervais. En 1849, à l’âge de 43 ans, Marie-Josephte Fitzbach, femme de grande foi aspirant à la vie religieuse, va rejoindre, comme dame pensionnaire, ses deux aînées devenues postulantes chez les Sœurs de la Charité de Québec. |
La maison de Marie Fitzbach |
À peine quelques semaines après son arrivée, on lui propose de prendre la direction d’une maison de réhabilitation réservée aux femmes sortant de prison. Le projet est une initiative de George Manly Muir, avocat et greffier en chef de l’Assemblée Législative du Québec, catholique militant et membre actif de la Société de Saint-Vincent de Paul. Le 11 janvier 1850, Marie Fitzbach et Mary Keogh, jeune orpheline irlandaise, ouvrent donc l’Asile Sainte-Madeleine, rue Richelieu, dans le faubourg Saint-Jean-Baptiste. En octobre, l’Asile déménage dans un bâtiment plus vaste, à l’angle des rues De La Chevrotière et Saint-Amable, dans le faubourg Saint-Louis. C’est de cet endroit que se perpétuera l’œuvre du Bon-Pasteur de Québec. |
![]() |
Monsieur Muir visitant des prisonnières |
En 1851, convaincue que l’éducation doit compléter l’œuvre initiale du Bon-Pasteur, Marie Fitzbach décide d’ouvrir deux classes, l’une française et l’autre anglaise.
En 1856, six ans après l’ouverture du refuge, Marie-Josephte Fitzbach et des compagnes venues l’aider dans son œuvre formeront désormais une communauté religieuse, sous le vocable Les Sœurs Servantes du Cœur Immaculé de Marie, refuge des pécheurs (aujourd’hui Congrégation des Servantes du Cœur Immaculé de Marie).
![]() |
À 50 ans, Marie-Josephte Fitzbach adopte le nom de Mère Marie du Sacré-Cœur. La fondatrice devient la première supérieure de la communauté. Elle abandonne cette charge en 1859, mais demeure un membre actif et vénéré de la Congrégation. Les dernières années de sa vie sont consacrées à la solitude et à la prière. Elle décède paisiblement dans une chambre de la Maison-Mère de la communauté, rue De La Chevrotière à Québec, le 1er septembre 1885 à l’âge de 79 ans. Depuis 1985, des démarches visant la béatification de Marie-Josephte Fitzbach ont été entreprises par les Sœurs du Bon-Pasteur de Québec. |
Portrait de |































